Raymond Depardon a suivi pendant dix ans des paysans de moyenne montagne. Il nous fait entrer dans leurs fermes avec un naturel extraordinaire. Ce film nous parle, avec une grande sérénité, de nos racines et du devenir des gens de la terre.
Depardon filme ces paysans comme des chênes. Des gens dignes, qui sont ce qu'ils sont, qui ne cachent rien malgré leur caractère taiseux. Transparaissent à la fois l'échec de l'échange et un lien fort, qui se passe de mots. Et surtout l'attachement profond de Depardon à ces hommes et ces femmes, à ce monde dont il vient et qu'il a quitté, trahi d'une certaine manière, en devenant photographe puis cinéaste. Jacques Morice - Télérama